Comment nourrir son chien au BARF ?

18 mars 2021

Vous souhaitez offrir à votre chien une alimentation crue adaptée à son régime de carnivore? Vous ne savez pas par où commencer, et avez peur de mal faire? On vous explique tout sur ce mode d’alimentation, et comment nourrir votre chien au BARF !

Le BARF, c'est quoi ?

Le BARF est un acronyme signifiant au départ « Bones And Raw Food« , c’est à dire : « des os et de la nourriture crue ». On trouve parfois aussi « Biologically Appropriate Raw Food » (nourriture crue biologiquement adéquate) comme variante.

Un retour aux origines

Avant de répondre à la question « Comment nourrir son chien au BARF?« , nous allons d’abord expliquer d’où vient ce fameux régime alimentaire.

Il s’agit d’un régime alimentaire basé sur celui des canidés sauvages. Il est issu de la nuit des temps. Il a été remis à l’honneur par un vétérinaire australien, le Dr Ian Billinghurst. Son principal livre « Give Your Dog a Bone » a été publié en 1993. Son postulat est le suivant : les aliments industriels classiques comportent exclusivement des ingrédients cuits à haute température, avec une très forte proportion de céréales. Toutes choses que le canidé sauvage ne trouve pas et ne consomme pas spontanément. Ceux-ci sont avant tout carnivores. Ils choisissent pour proies des volatiles, ou des rongeurs. Parfois aussi, selon leur propre gabarit, de petits cervidés, caprins ou ovins.

Ian Billinghurst propose donc de nourrir nos chiens uniquement avec des ingrédients crus, selon les proportions suivantes :

D’abord, 60 à 70% de la ration composée de ce qu’il appelle des os charnus crus. Il s’agit bien de morceaux entiers : peau, chair, graisse et os.

Ensuite, le reste constitué d’un mélange de fruits et légumes broyés. Cela reproduit ce que le prédateur trouve ordinairement au pied des arbres ou dans l’estomac de ses proies.

Enfin s’ajoutent à cela, périodiquement, des abats comme le cœur, le foie, les rognons, ou la panse.

Le tout est donné cru. La viande crue est la moins découpée possible pour laisser l’animal se débrouiller avec comme dans la nature. Les fruits et légumes sont broyés pour casser la cellulose que l’animal ne digère pas et lui permettre d’accéder aux vitamines. Étant entendu qu’au naturel, l’animal consommera généralement des fruits trop mûrs tombés à terre. Ainsi que des végétaux déjà broyés par ses proies.

Les avantages du BARF

Ayant défini ce qu’on appelle le régime alimentaire BARF précédemment, voyons maintenant les avantages du BARF.

Premiers constats

La première chose que l’on remarque quand on commence à nourrir son chien au BARF, c’est le volume de la ration.

Là où l’animal mangeait par exemple 300g de croquettes sèches par jour, il lui faut environ 900g de BARF pour le même apport. La raison est toute simple. Une croquette contient entre 8 et 10% d’eau. Mais les ingrédients du BARF en contiennent pour la plupart entre 70 et 80%.

Commençons par lever une crainte fréquemment entendue au sujet du BARF. Non, il n’y a pas plus de torsions d’estomac au BARF. C’est sans doute dû au fait que les ingrédients fermentent moins dans l’estomac. Mais aussi parce que les ingrédients ont leur volume définitif dès l’ingestion. Alors que les croquettes vont gonfler dans l’estomac et y libérer du gaz.

Ce qu’on remarque aussi au BARF c’est la façon dont l’animal mange. Il met plus longtemps à absorber sa ration. Raison simple : parce qu’il a un certain nombre d’efforts à faire pour venir à bout des os charnus. La plupart des chiens domestiques n’ont jamais vu un morceau de viande crue entière, de toute leur vie. Certains ne savent pas bien quoi en faire au départ. Il n’est pas rare pour un chien débutant de se promener un peu partout avec sa cuisse de poulet dans la gueule, avec un air perplexe. Il cherche souvent un coin tranquille où il pourra examiner cette nouveauté. Par la suite, il va développer ses compétences et mettra moins de temps à manger.

Beaucoup d’animaux habitués à des aliments industriels contenant des exhausteurs de goût plus ou moins artificiels, peuvent au départ bouder leurs nouveaux ingrédients au goût plus « brut de décoffrage ». Mais ils y prendront vite goût, et ce n’est pas le moindre des avantages du BARF !

Les avantages du BARF visibles rapidement

Une autre chose dont on s’aperçoit vite, c’est l’aspect des selles. Au BARF, l’animal a des selles nettement moins volumineuses qu’avec des produits industriels classiques. Et ceci même en consommant 3 fois plus en volume. Cela semble être tout simplement lié au fait qu’il profite mieux des ingrédients qu’il consomme. Par ailleurs, les selles n’ont pratiquement aucune odeur. Enfin, détail appréciable, elles sèchent rapidement et se désagrègent en poudre au bout de quelques jours. Autre détail intéressant, l’urine de l’animal fait beaucoup moins jaunir le gazon. Nourrir son chien au BARF c’est donc obtenir des résultats visibles… jusque dans son environnement.

Peau et poils

Le BARF produit rapidement des effets positifs sur la texture du poil et la santé de la peau. On a l’impression d’avoir en permanence un animal shampouiné de la veille. L’odeur générale est également moins forte, du fait que sa peau sécrète moins de sébum. Ceci rallongera la durée de vie de son coussin ou de sa corbeille, qui sentiront eux aussi beaucoup moins fort qu’avant. Sous la pluie, l’animal nourri au BARF dégagera nettement moins la fameuse « odeur de chien mouillé ». Elle provient du mélange eau/sébum, qui n’est pas très agréable quand le chien revient de l’extérieur. Elle imprègne très vite tapis, moquettes et coussins.

Là encore, un des avantages de nourrir son chien au BARF. Premier bienfait santé pour votre chien.

Dents et gencives

Un autre point très vite observable au BARF, est la propreté de la dentition. Obligé de croquer les os chaque jour, l’animal verra sa dentition automatiquement entretenue. On dit parfois que des croquettes sèches nettoient les dents. D’une part cela s’avère complètement faux sur la plupart des animaux. D’autre part ce n’est rien en comparaison de ce que fera le BARF. Un chien de 10 ans aura les dents aussi propres qu’un chien d’un an. Des dents parfaitement blanches, des gencives parfaitement saines, et par conséquent une haleine impeccable. Nourrir son chien au BARF c’est comme lui offrir un bon brossage de dents chaque jour. Deuxième avantage santé pour votre chien.

Silhouette et musculature

Notamment sur les races à poil court ou ras, on verra aussi rapidement la silhouette de l’animal se modifier . Moins de masse graisseuse, et davantage de masse musculaire visible. L’animal « sèche » à mesure qu’il absorbe moins de sucres amenés à se transformer en graisse. Avec plus de viande, il fabrique plus de muscle. Combiné à un entraînement physique, le BARF transforme certains chiens en véritables athlètes. Troisième avantage santé pour votre chien, et pour un maître intéressé par les concours.

La vitalité de l’animal et son endurance s’en ressentent également. Il est moins fatigué grâce à une digestion plus facile. Il profite mieux de sa nourriture. L’animal affiche un niveau d’énergie nettement supérieur. A lui les longues promenades, le sport, la récupération rapide après un effort. Un vrai bonheur notamment pour les adeptes des sports canins, comme pour les amateurs d’expositions dans des races où les allures durent longtemps et nécessitent beaucoup d’énergie de la part du chien. Le résultat du BARF dans ce domaine est bluffant. Nourrir son chien au BARF, c’est réveiller l’athlète canin qui sommeille en lui.

Croissance harmonieuse

Sur des chiots notamment, on constate des croissances très harmonieuses, sans à-coups. D’aucuns trouvent cette croissance plus lente, certains éleveurs allant parfois jusqu’à parler de « retard de croissance ». Il n’en est rien : nos chiots ont toujours atteint au final le même gabarit que leurs congénères nourris aux croquettes classiques. Par contre, nous avons pu constater qu’ils passaient beaucoup moins par les terribles pics de croissance. On constatait l’absence de la période « moche » (fréquente chez les grandes races) et toutes les complications pouvant en résulter. Les aplombs restent impeccables, le chiot grandit sans lourdeur excessive. Tout vient à point à qui sait attendre. Nourrir son chiot au BARF, c’est tout à fait faisable. Et beaucoup moins compliqué qu’on ne le dit parfois.

Atavik le BARF : un BARF pensé pour vous !

Chez Atavik, nous sommes des BARFeurs d’origine, et nous croyons que le BARF est la meilleure alimentation possible pour votre chien. Lorsque nous étions éleveurs de Rottweilers pendant plusieurs années, nourrir nos chiens au BARF a été la solution à beaucoup de leurs problèmes de santé.

Seulement, après avoir constaté tous les avantages et les bienfaits du BARF sur la santé de nos poilus, force était de constater que nourrir son chien au BARF prend beaucoup de temps. C’est un gros investissement personnel.

C’est pour cela que nous avons pensé à une gamme de BARF. Elle présente les mêmes bienfaits, mais sans les contraintes du BARF maison. C’est Atavik le BARF !

Des boulettes de 10g de BARF complet, juste à décongeler et à la donner à votre chien : un BARF sain, sûr et simple!

Les inconvénients du BARF

Avant de s’intéresser à comment nourrir son chien au BARF, nous allons examiner ensemble les différents inconvénients de ce mode d’alimentation.

Pour l’animal, à notre avis, oui, le BARF n’a que des vertus. C’est ce qu’on peut lui offrir de mieux. Voilà, c’est dit.

C’est au niveau du maître que se situent les principaux inconvénients du BARF, pour plusieurs raisons :

Le BARF est salissant

L’animal va manger à même le sol. Si on le nourrit dans une gamelle il commencera généralement par poser au sol les morceaux les plus volumineux. Il faudra donc repasser derrière lui pour nettoyer le sol après chaque repas. Il faudra par ailleurs l’éduquer à manger sur place. Il aura tendance à vouloir emmener les meilleurs morceaux dans un endroit tranquille. La cuisse de poulet mâchouillée sous le lit ou sur le tapis, on n’est pas forcément d’accord.

Certains maîtres habituent leur animal à manger sur une bâche ou une toile cirée pour limiter les dégâts. Il faudra alors nettoyer systématiquement ce « set de table géant » après chaque repas. Il faudra aussi bien le faire sécher. Ce n’est pas toujours pratique.

En maison, de nombreux BARFeurs font manger leur animal dehors, sur la terrasse ou dans le jardin. Si le chien a son propre chenil, cela peut aussi être une solution. C’est toujours à condition de pouvoir régulièrement bien laver le sol.

En liberté dans le jardin, il est par contre possible que l’animal prenne l’habitude de faire quelques réserves. Il enterrera quelques morceaux, qu’il ira déterrer plus tard. C’est un comportement instinctif parfaitement naturel. Mais « effet charogne » garanti quand il viendra poser sur vos genoux la carcasse charnue de poulet, faisandée et sale, enterrée 8 jours plus tôt. C’est du vécu, maintes fois. Et c’est le premier d’une série d’inconvénients.

Car nourrir son chien au BARF, quand on veut tout faire soi-même, c’est toute une logistique.

Les approvisionnements sont parfois difficiles

Le BARF suppose une alimentation variée et donc une rotation des différents ingrédients. Les fruits et légumes poussent dans les jardins. On en trouve pour pas cher sur les marchés. Ou même en grande surface au rayon « 1€/kg ».

Pour les viandes crues par contre, c’est souvent plus compliqué. Il faut pourvoir s’approvisionner en poulet, dinde, canard, boeuf, agneau, etc. Il faudra donc identifier des sources d’approvisionnement fiables et suffisantes pour les différents morceaux.

Le prix, un problème

L’hypermarché offre le choix le plus large, mais se posera souvent la question du prix. Difficile d’y trouver de la viande fraîche à moins de 2,50€/kg. Les caissettes de cuisses de poulet à 2,10€/kg feront l’affaire, mais les tarifs peuvent être irréguliers pendant l’année. Pour bénéficier de prix intéressants il faudra souvent acheter un volume assez important. Ceci posera alors la question des inconvénients de conservation, sur laquelle nous allons revenir.

Un chien consommant des croquettes a besoin d’environ 10 grammes d’aliment par jour par kg de poids. Mais au BARF la dose nécessaire sera de 30 grammes par jour par kg environ. Un chien dont la ration de croquettes serait de 300g/jour, mangera 900g/jour au BARF, dont environ 65% d’os charnus. Un gros chien comme le Rottweiler, le Beauceron ou le Bouvier Bernois, pourra nécessiter des gamelles de 1,5 à 1,8kg chaque jour… dont un bon kilo de viande ! C’est de loin l’ingrédient le plus cher dans la gamelle.

Il y a bien sûr des "combines"

Le boucher de quartier qui vous fait des colis de viandes diverses arrivées près de la péremption… Mais si un autre client a la même idée que vous, il risque de ne pas y en avoir assez pour tout le monde. Et puis le boucher fait tout pour minimiser la quantité de viande à péremption. Un jour il vous en proposera 7 kg. La fois suivante il n’aura rien parce qu’il aura mieux calculé son stock. Difficile de compter dessus.

Le marché local avec son volailler qui fait le carton de 20 kg d’ailes de poulet à 1,90€/kg peut être plus intéressant. Mais très souvent le marché n’a lieu qu’une ou deux fois par semaine. Il faudra donc penser à réserver ses produits à l’avance et être disponible le jour J pour aller les chercher.

On peut trouver son bonheur auprès d’un abattoir qui accepte de vendre aux particuliers. Beaucoup ne l’acceptent pas et il faudra donc fouiller un peu et consentir à faire des kilomètres. Et là encore, mieux vaudra acheter des quantités significatives si l’on veut obtenir un tarif intéressant.

La livraison, un autre inconvénient

Il y a la solution de la livraison à domicile. Il existe quelques sociétés qui livrent de la viande congelée destinée aux animaux. Les prix sont assez variables. Mais la plupart du temps les coûts de livraison renchérissent considérablement le prix au kg des produits. On peut bien sûr être livré « franco de port » (encore qu’on a évidemment quelque part payé des frais de port compris dans le prix du produit). Mais il faudra commander des quantités très importantes, et donc avoir une bonne solution de conservation.

De plus, les viandes crues étant livrées par camion frigorifique, il faudra absolument être à la maison le jour convenu. Impossible de dire au livreur de laisser les 150kg de viande congelée chez le voisin. Difficile d’attendre un avis de passage et lui demander de revenir le lendemain.

D’autant que dans bien des sociétés, pour faciliter l’organisation des tournées on impose le jour de livraison dans votre secteur. « On sera chez vous jeudi », sans discussion possible. Tout cela s’ajoute à la liste des inconvénients.

On voit parfois des BARFeurs opter pour les commandes groupées de BARF. Ceci permet d’atteindre plus facilement le seuil de franco pour être livrés. Par contre, la livraison se fait en un point unique. Il faut donc que les participants viennent vite chercher leur part de marchandise. Sinon, attention à la chaîne du froid !

C'est contraignant à stocker

Vous pouvez aller tous les 3 jours à l’hypermarché local faire les courses pour le chien. Vous y payerez les ingrédients relativement cher. Ou vous trouverez des approvisionnements « en gros ». Et donc, il faudra congeler les viandes. Sans la place nécessaire, cela devient vite un des inconvénients majeurs quand on veut nourrir son chien au BARF.

Là encore, le gabarit du chien joue un rôle important. Pour un Westie de 10kg, un mois de viande va représenter 6kg. Pas trop de souci dans le congélateur familial. Pour un Labrador de 38kg, environ 23kg de viande pour 30 jours. Cela commence à faire beaucoup, c’est l’équivalent de 15 poulets entiers. Pour un molosse de 50kg, compter 30kg de viande. A ce stade, il n’est souvent plus possible de se contenter du congélateur familial. D’autant qu’il faudra aussi penser à du poisson et des abats. Il faudra donc investir dans un congélateur de grande taille. Vous pourrez ainsi saisir certaines opportunités. Quand votre boucher vous annoncera qu’il a 50kg de viande pas cher, vous pourrez plus facilement en profiter.

Un congélateur d’occasion peut se trouver pour 50 à 100€. Mais il s’agira souvent d’appareils assez anciens ayant une forte consommation d’électricité. Il ne s’agit pas non plus qu’il tombe en panne avec 150kg de viande à l’intérieur. Un congélateur neuf sera préférable pour la fiabilité et la basse consommation. Comptez alors 250 à 500€ pour un congélateur « coffre » de bonne contenance et une classe énergétique « A+ ».

En famille, c’est une conversation cocasse : « tu vas acheter QUOI pour le chien ??? Et on va le mettre où ? »

Qui dit gros volumes, dit portions

Vous voilà équipé d’un gros congélateur. Revenant de l’abattoir à 30 km de là avec 80kg de poitrine d’agneau avec os, 30kg de coeurs de boeuf et 20kg de foie, pas question de poser tout ça tel quel au froid. Au prochain repas de votre chien, quand vous ouvrirez le premier carton d’agneau, vous seriez face à un énorme bloc de 10 ou 15kg de viande, dur comme un roc.

Si vous le mettez à décongeler, il décongèlera entièrement. Il supportera mal d’être consommé sur 15 jours de temps. Et il faudra alors le stocker… dans un frigo. Le frigo familial ? Ou achèterez-vous aussi un frigo pour le chien ?

Donc, il faut préparer des portions avant de congeler. Comme vous n’allez pas débiter 80kg de viande en blocs d’un kilo à genoux dans le garage, il faudra un espace de travail acceptable. Il sera notamment pourvu d’une arrivée d’eau et d’une évacuation.

Allons-donc dans la cuisine. Les cuisses de poulet, c’est facile à portionner. On en met une, deux, ou trois dans un sac congélation, on ferme et c’est fini. Mais notre poitrine d’agneau avec os, c’est une autre histoire. Il faut y aller à la hachette, attention les doigts. C’est parti pour 80 morceaux d’un kilo chacun… ou 160 morceaux de 500g pour un chien de 25kg. Il faudra ensuite découper les abats. Il faudra peser régulièrement pour garder des portions cohérentes.

Sans oublier la verdure !

Mince, il faut des fruits et légumes broyés, aussi. Dans quoi allez-vous broyer les 5kg de carottes et les 5kg de pommes avec lesquelles vous tiendrez quelques semaines ? Dans le mixer ou le robot ménager familial ? OK. Mais 500g à la fois alors, sinon ça va coincer.

Soyons clair : il y en a pour un après-midi entier. En semaine bien sûr, puisque le week-end les abattoirs sont fermés. Vous le voyez, les inconvénients du BARF sont déjà légion. Et on n’en est pas encore à la moitié.

Confier son chien à quelqu'un d'autre devient plus compliqué

Allez, ça y est, votre viande est débitée en morceaux et soigneusement rangée au congélateur dans des petits sachets. A chaque repas, il suffira de penser à sortir les sachets correspondant au repas du lendemain. Il auront ainsile temps de décongeler tranquillement. Pas question en effet de passer la viande au micro-ondes. On risquerait de démarrer une sorte de cuisson des os qui pourrait rendre leur consommation dangereuse.

Vous connaissez par cœur votre programme alimentaire hebdomadaire, aucun souci. On prend vite l’habitude, et c’est là que le BARF est vraiment sympa. Quand il n’y a plus qu’à sortir les sachets du congélateur et regarder son animal se régaler. Profitez-en !

Par contre, dans trois semaines vous partez en vacances. Vous n’aimez pas l’idée de laisser votre chien en pension ? Cela tombe bien, aucune pension ne voudra nourrir un chien au BARF. Trop compliqué, trop de responsabilités.

Vous allez donc demander à un ami de venir le nourrir et le sortir chaque jour. Ou vous ferez appel à une société de pet-sitting.

Il faut anticiper

Il faudra bien sûr vérifier que dans 3 semaines, et pour vos quinze jours d’absence, il y aura tout ce qu’il faut dans le congélateur. Sinon, prévoir un nouveau déplacement à l’abattoir et un après-midi découpe/portionnage.

Restera ensuite à écrire un planning précis pour quinze jours, pour chacun de vos chiens si vous en avez plusieurs. Combien de sachets de ci, combien de morceaux de ça. Votre ami aura peut-être du mal à distinguer une cuisse de poulet congelée dans un sachet, d’un morceau de lapin ou de dinde. Il faudra prévoir un « code ». Personnellement, nous avons souvent utilisé les symboles croix, rond, carré et triangle comme sur une console de jeu. Des chiffres écrits au marqueur sur chaque sachet fonctionnent aussi.

Il faudra que votre ami supporte les abats sanguinolents et visqueux. Il faudra aussi nettoyer la terrasse ou le carrelage de la cuisine.

Partir en expo ou en concours de travail, un vrai casse-tête

Nourrir son chien au BARF n’est pas super pratique quand on part 2-3 jours avec lui pour concourir en beauté ou travail. Un animal habitué au BARF ne voudra pas forcément manger des croquettes pour l’occasion. Il risque donc de ne pas manger, sauf à emmener avec vous une glacière contenant tout ce qu’il faut. Selon la durée du séjour, prévoir des blocs de réfrigération et de quoi les recongeler chaque jour. Ou alors, sur place, prendre chaque jour au supermarché les ingrédients nécessaires. Restera à faire manger le chien dans sa cage de transport ou dans la remorque. Les moquettes des chambres d’hôtel s’accommoderont mal du repas du soir.

Elever des chiots et convaincre les nouveaux propriétaires, pas tout simple

Les petits vont assez rapidement consommer des quantités importantes en plus de vos animaux adultes.

Mais il faudra aussi mettre dans le bain leurs nouveaux maîtres. Ils auront 1000 questions sur le sujet de l’alimentation. Et donc passer en revue tout ce qui précède pour qu’ils sachent de quoi il retourne. La moitié partira en courant. L’autre moitié s’y mettra pour respecter vos conseils. Mais la plupart vous recontacteront quelques semaines plus tard pour vous annoncer qu’ils jettent l’éponge. C’est trop contraignant et peu pratique au quotidien.

Nourrir son chiot au BARF est un grand bonheur et produit d’excellents résultats. Mais clairement cela ne convient pas à tous les maîtres.

Une parole d'expérience

Voilà, c’est dit aussi, c’est du 100% vécu. Huit ans de BARF pour nourrir jusqu’à une demi-douzaine de Rottweilers et un Bullmastiff (ainsi que des chiots une fois par an), ont représenté :

• 15 tonnes de viandes fraîches
• 1 tonne d’abats
• 9 tonnes de fruits et légumes patiemment broyés
• Le tout soigneusement conditionné dans des milliers de sachets congélation.
• Un nombre incalculable d’heures et de kilomètres pour s’occuper de tout ça.

Le BARF a donc de nombreux avantages pour votre animal, mais quand on pense à s’y mettre, il faut aussi penser aux contraintes, difficultés et inconvénients ci-dessus. Et bien mesurer dans quoi l’on s’engage ! D’autant qu’il peut être difficile de remettre aux croquettes un animal qui a été habitué au BARF.

Gare aux carences !

Par ailleurs, de toutes les difficultés ci-dessus découle le risque le plus important d’un passage au BARF. Au fil du temps, il devient souvent trop compliqué de faire exactement ce qu’il faudrait.

Beaucoup de maîtres dérivent alors vers un « pseudo-BARF », basé sur les ingrédients les plus faciles à se procurer ou à découper. Ils déséquilibrent ainsi progressivement l’ensemble du régime alimentaire. C’est très souvent ce qui rend les vétérinaires sceptiques quand on leur parle de BARF. Ils voient revenir en consultation les animaux dont les maîtres avaient annoncé haut et fort leur passage au BARF quelques mois plus tôt, et qui présentent des soucis de santé liés à des excès et carences.

C’est notamment pour éviter cela que nous avons conçu Atavik le BARF. C’est le moyen simple de proposer en permanence un BARF complet, sain, sûr et simple, et facile à donner à votre chien !

Les ingrédients du BARF réussi : comment nourrir son chien au BARF ?

Nous avons passé en revue l’histoire du BARF, les avantages du BARF, les inconvénients. Mais il reste LA question à laquelle vous avez besoin d’une réponse : comment nourrir son chien au BARF ?

Voyons ensemble les ingrédients à donner à votre animal pour un BARF réussi.

La philosophie du BARF est simple à ce sujet :

• environ 2/3 d’os charnus
• des fruits et légumes broyés
• quelques petits suppléments comme du poisson, des abats, des oeufs, un peu d’huile

Au BARF, l’animal ne mange pas tous les jours la même chose. L’idée est de reproduire le schéma naturel, donc une certaine rotation d’ingrédients. Le but est que l’animal, sur une période de 2-3 semaines, obtienne l’ensemble des apports dont il a besoin. C’est un peu comme chez l’humain. On ne pèse pas chaque jour ce qu’on mange et on ne mange pas forcément chaque jour un aliment de chaque groupe. On fait simplement attention à manger un peu de tout régulièrement, dans une quantité raisonnable.

Les os charnus en quelques suggestions

  • cous de volaille : poulet, dinde ou canard
  • ailes : poulet principalement. Les ailes de dinde ou de canard ont davantage d’os en proportion de la viande.
  • cuisses : poulet, canard. Les cuisses de dinde sont souvent très coriaces pour certains chiens. Un morceau comme l’osso bucco de dinde, par exemple, contient une trop forte proportion d’os.
    haut de cuisse : poulet
  • volaille entière : poulet, canard (en deux fois généralement, car plus gros)
  • poitrine d’agneau avec os
  • échine de porc, avec os
  • plat de côte de bœuf : il y a de l’os, mais comme il est très dur le chien se contentera de le ronger. Donc une fois de temps en temps.
  • lapin : n’importe quelle partie, voire entier. Certains animaux ne veulent pas de la tête, d’autres s’en délectent.
  • mouton : côtes
  • carcasse de poulet ou de canard : à condition qu’elle soit bien charnue, sans quoi il y a une trop forte proportion d’os. Mais quand un morceau comporte beaucoup d’os, on peut tout simplement l’accompagner de viande.

Voilà, ce ne sont pas les possibilités qui manquent. Nous vous rappelons que pour respecter le régime alimentaire BARF, il est essentiel de donner ces viandes crues à votre animal. Les prix varient de 1 à 6 € le kg selon les morceaux et selon la source. Plus cher en hyper, moins cher à l’abattoir ou en passant un accord avec son volailler/boucher local. On pourra prendre 10/20 kg de viande qu’on portionnera et mettra au congélateur.

Les fruits et légumes

  • pommes, poires, de temps en temps oranges, kiwis, iront généralement très bien
  • carottes, courgettes, brocolis, betteraves rouges, petits pois (en boîte par exemple), lentilles (idem), épinards, haricots verts, laitue.

Les animaux ont parfois leurs préférences. L’amertume de la laitue, le goût sucré de la betterave, c’est selon. Il suffit d’observer son animal et de tenir compte de son comportement. L’important est de bien broyer les fruits et légumes pour que l’animal accède bien à leurs nutriments. Penser à varier le tout régulièrement. Vous trouverez sur internet des listes interminables de fruits/légumes dits « toxiques » pour votre animal. Dans bien des cas c’est à prendre avec circonspection.  Quand on dit par exemple que les pépins de pomme sont toxiques, il faudrait en donner des quantités chaque jour à un petit chien pour qu’il soit indisposé ! Rien à voir avec une pomme mangée entière deux fois par semaine, par exemple.

Il faut donc garder à l’esprit l’adage « C’est la dose qui fait le poison. » et ne pas hésiter à consulter plusieurs sources.

Les suppléments

  • abats : foie, cœur, poumon, gésiers, rognons. Il peut s’agir de volailles, lapin, porc, bœuf, selon arrivage, tarifs et préférences de l’animal. La panse verte de bovin est un régal pour nos animaux mais souvent difficile à se procurer.
  • poissons : lieu noir, colin, tacaud, maquereau, sardine par exemple. Vérifier qu’il n’y a pas de grosses arrêtes. Certains chiens n’aiment tout simplement pas le poisson cru, d’autres en raffolent. Rares sont les animaux qui rechignent devant une boîte de sardines à l’huile, par exemple. Très pratique à stocker par ailleurs et facile à se procurer.
  • oeufs crus (on peut même donner aussi la coquille broyée, source de calcium), huile d’olive, de pépin de raisin, de tournesol, d’arachide (selon les préférences de l’animal)
  • de temps à autre un produit laitier passe très bien : yaourt nature, fromage blanc, morceau de beurre ou de fromage. Avec modération, beaucoup d’animaux apprécient les produits laitiers mais la digestion est parfois plus difficile chez certains.
  • une cuillère de miel est souvent bien appréciée

On ne le dira jamais assez, au BARF, pensez variété

Voilà, les ingrédients du BARF sont là ! Il y en a forcément près de chez vous. Il faut surtout absolument garder à l’esprit qu’il est très important de varier les menus. Trop souvent par commodité les maîtres se contentent de 3-4 ingrédients. C’est là qu’ils occasionnent rapidement des carences chez leur animal.

Tout cela semble étonnamment simple ? Eh oui, ça l’est. Au BARF on perd très vite l’habitude de se poser 1001 questions sur le taux de ci ou ça. L’animal reçoit une alimentation variée, les équilibres se font sur quelques semaines.  Tous les signes extérieurs sont très vite au vert. A noter qu’en 8 années au BARF, toutes les analyses sanguines de nos chiens ont toujours été strictement normales. Ce qu’on vous dit ici, ça marche.

Une rotation des ingrédients reproduisant la nature

Il est primordial de rappeler que le principe fondamental du BARF est de reproduire un régime alimentaire naturel. Il faut donc y incorporer plusieurs principes de base :

• on varie les ingrédients : utilisez au moins 3-4 espèces quand il s’agit des viandes. Idem pour les fruits/légumes.
• on ne s’affole pas parce qu’on n’a pas un ingrédient sous la main un soir ou deux . Il y a dans le BARF une certaine marge d’improvisation. Vous n’avez pas de pommes ? Mettez un légume. Vous n’avez qu’un seul légume ? Pas grave, il y en aura d’autres le lendemain.
• on est attentif à ce que cela ne dérive pas : impossible de rester trois semaines sans donner un seul abat, par exemple.

Moyennant quoi, les animaux se régalent de manière visible. Et pour répondre à deux questions maintes fois posées au cours de nos longues années au BARF :

• OUI, c’est vraiment aussi simple que cela. Il n’y a pas d’autre grand secret. Et cela fonctionne aussi bien sur des jeunes, que sur des adultes ou des seniors.
• NON, les os crus ne sont pas dangereux, s’ils sont bien donnés crus, afin de bien respecter le régime alimentaire BARF. Surtout en laissant l’organisme se reposer régulièrement, ce qui permet de « purger » le système digestif. Les fibres des fruits et légumes aident aussi à une digestion parfaite. Enfin, si l’on est vraiment très inquiets pour les os, rien n’empêche de s’équiper d’un hachoir à viande.

Voilà ! Nous avons expliqué en détails les avantages et inconvénients de ce régime cru pour carnivore, et comment nourrir son chien au BARF.

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