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L’encéphalopathie ischémique féline (FIE)

Votre chat convulse?

Il ne cligne plus de l’oeil face à une menace?

Votre chat devient agressif?

Il s’agit peut-être d’une encéphalite ischémique féline!

L’encéphalopathie ischémique féline est une forme courante de l’infection virale du système nerveux chez le chat. Selon une étude réalisée aux États-Unis, elle serait la deuxième cause des crises convulsives chez les chats. Elle provoque une diminution de l’apport en sang dans le cerveau et être mortelle.

Prédisposition à l’encéphalopathie ischémique féline

Quels que soient la race ou l’âge du chat, l’ensemble des félidés est prédisposé à l’encéphalopathie ischémique. Par contre, les cas sont très rares chez les chiens.

Les causes de l’encéphalopathie ischémique féline

L’encéphalopathie ischémique féline est souvent le signe neurologique d’une pathologie à processus viral, protozoaire ou néoplasique. Un état d’auto-intoxication dû à une forte insuffisance rénale ou à une fonction hépatique réduite peut constituer le point de départ de ce type de maladie.

Les symptômes de l’encéphalopathie ischémique féline

Les chats atteints d’encéphalopathie ischémique féline manifestent des crises convulsives récurrentes tout en présentant généralement une épilepsie secondaire. On remarque une baisse de la sensibilité faciale ou une absence de réflexe de clignement à la menace. Son évolution aiguë se caractérise aussi par un état de confusion, une perte de connaissance voire une cécité. Certaines modifications comportementales telles que l’agressivité peuvent devenir permanentes, tandis que les crises apparaissent généralement en saison estivale.

Cependant, il faut savoir que la majorité des chats qui souffrent d’encéphalopathie ischémique féline présente un examen neurologique normal avec des signes cliniques frustes et discrets. Les crises convulsives observées peuvent alors être secondaires à la lésion elle-même ou à la cicatrice qu’elle engendre.

Diagnostic et traitement de l’encéphalopathie ischémique féline

Chez le vétérinaire, le diagnostic de l’encéphalopathie ischémique féline repose en premier lieu sur l’imagerie médicale (IRM), ou à défaut sur une autopsie, pour localiser et constater l’étendue d’une éventuelle tumeur. Une analyse sanguine pourra également mettre en évidence la présence d’anticorps, tandis qu’une ponction rachidienne permettra de vérifier si le liquide cérébrospinal présente ou non un excès de globules blancs.

Un traitement antibiotique à action bactéricide est souvent prescrit puisque la thérapie se concentrera principalement sur l’inflammation, afin de soulager les douleurs du chat. Les crises convulsives seront par contre traitées avec des antiépileptiques, et éventuellement des glucocorticoïdes, pour le traitement de l’œdème.