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Le poids de votre chat fait le yoyo ? C’est normal, voici pourquoi.

Une étude réalisée par le Dr David Thomas, vétérinaire à Massey University en Nouvelle-Zélande, apporte un éclairage particulièrement intéressant sur les variations de poids chez les chats, que leurs propriétaires peinent parfois à comprendre.

Dans son étude, le Dr Thomas s’est notamment penché sur le rôle joué par les saisons ainsi que la stérilisation. Il a ainsi mis en évidence, par l’étude quotidienne de plusieurs groupes de chats (mâles, femelles, stérilisés ou non, jeunes ou seniors), de fortes variations naturelles de leurs poids respectifs au cours de l’année.

Le poids varie naturellement chez le chat

Il a ainsi établi plusieurs éléments marquants :

  • les vieux chats mangent jusqu’à 13% moins en été qu’en hiver
  • les jeunes chats dépensent jusqu’à 27% d’énergie en plus en été qu’en hiver
  • chez les mâles non-castrés, le poids augmente et diminue jusqu’à 13,3% par rapport au poids standard et la saison. Ainsi, un mâle de 6kg non-stérilisé peut ainsi monter jusque pratiquement 6,7kg. Et a contrario mincir jusqu’à 5,2kg sans que ce soit anormal.
  • chez les mâles stérilisés, le poids peut monter de 19,6% et baisser de 20,5% ! Un chat castré de 6kg peut ainsi tomber à 4,8kg ou monter jusque 7,2kg selon la période de l’année.
  • chez les femelles non-stérilisées, l’augmentation et la perte de poids peuvent atteindre 17,2%. Une chatte de 5kg non-stérilisée peut ainsi grossir jusque 5,8kg. Ou mincir jusque 4,2kg tout à fait normalement.
  • chez les femelles stérilisées, l’augmentation peut atteindre 13,1% et la diminution 13,9%. Une chatte de 5kg stérilisée peut alors peser près de 5,7kg et descendre à 4,3kg.

En cause, les variations de température, du nombre d’heures de lumière du jour, et l’impact des cycles hormonaux selon le moment de l’année.

Un mot d’ordre : ne pas s’inquiéter

De quoi garder son sang-froid quand on possède un chat et que l’on constate des variations de poids parfois importantes en cours d’année. Se précipiter sur des croquettes light pour chat, ou au contraire enrichir ou augmenter sa ration pour qu’il reprenne à tout prix du poids, alors qu’il s’agit d’une variation naturelle, n’est pas la solution. Et quel sera l’impact de vos croquettes spéciales chat senior si celui-ci mange déjà naturellement 13% moins en été ? Ou si votre jeune chat à la même saison réclame sans cesse à manger… s’il est en train de dépenser un quart d’énergie en plus par rapport à l’hiver parce qu’il est plus actif en raison des journées plus longues, quoi de plus normal ?

Il faudra aussi garder à l’esprit ces variations naturelles, si elles coïncident avec un changement d’alimentation. Vous changez l’alimentation du jeune chat au début de l’été, il se met à réclamer plus qu’avant… Et sa nouvelle alimentation n’a sans doute rien à voir là-dedans. Vous faites adopter à votre chat stérilisé un nouvel aliment à la fin de l’automne pour l’aider à perdre du poids. Il entre dans la période où il aura naturellement tendance à grossir, et vous aurez l’impression que le nouvel aliment est sans effet.

Le félin en eux

Le Dr Thomas rappelle d’ailleurs dans son étude que le chat a été domestiqué il y a plusieurs milliers d’années sous des latitudes où la température varie de 5 à 45°C au cours de l’année. Rien d’étonnant à ce que la nature ait prévu de telles fluctuations ! Certes, de nos jours beaucoup de chats vivent constamment en intérieur, à une température comprise entre 16 et 25°C toute l’année. Mais c’est un phénomène ultra-récent à l’échelle de l’évolution de l’espèce féline domestiquée il y a plus de 9000 ans. Leur organisme fonctionne donc toujours comme celui de leurs ancêtres… ce qu’on aurait un peu trop tendance à oublier.

C’est bien pour cette raison que chez Atavik, nous sommes partisans d’un seul et même type d’alimentation. Pour tous les chats quels que soient leur âge, taille ou race. Il nous paraît davantage souhaitable de laisser tout simplement la variation naturelle faire son œuvre. Et de laisser le chat s’auto-réguler plutôt que de lui proposer des aliments spécifiques. Ces aliments auront en outre du mal à couvrir la fluctuation de ses besoins tout au long de l’année.

Source : Seasonal rhythms in food intake, bodyweight and activity in the domestic cat, Dr David Thomas, Massey University (NZ), présentation juin 2015 au Petfood Forum Europe de Cologne.