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Péritonite virale féline : attention aux chatons !

Votre chaton manque d’appétit et maigrit ?

Il a des tâches sur la cornée ?

Votre chat a du mal à respirer ou à se tenir debout ?

La péritonite infectieuse féline (PIF) est une pathologie au diagnostic complexe qui est souvent mortelle pour les jeunes chats. Mais des mesures drastiques permettent d’en limiter les risques de propagation !

Prédisposition à la péritonite infectieuse féline

La prévalence de la péritonite virale féline est très courante, en particulier lorsque de nombreux chats cohabitent en grands effectifs, comme dans les élevages, les refuges ou les chatteries. Qu’importe la race du chat, qu’il soit domestique ou sauvage, la contagion est effective vers l’âge de 6 mois à 2 ans, sans toucher néanmoins les autres espèces.

Les causes de la péritonite virale féline

Le virus (FIPV), issu de la famille des Coronavirus, est un agent pathogène cosmopolite qui, après une mutation dans le corps du chat, envahit les globules blancs macrophages et s’y reproduit. Il peut se transmettre par un simple contact direct avec l’animal malade, mais aussi par le biais de ses excrétions. L’incubation se fait en plusieurs jours.

Un chat a deux moyens de contracter une PIF :

  • Contamination directe par FIPV
  • Contamination par coronavirus entérique (FeCV), en général bénigne. Puis le FeCV mute spontanément en FIPV dans l’intestin.

La Péritonite Infectieuse Féline ou PIF du chat est donc causée par ce coronavirus (FIPV). Ce virus se transmet essentiellement par les selles et survit assez mal dans la nature, ce qui cause la contamination directe par FIPV d’être circonscrite à un regroupement de chatons, comme une chatterie.

Les symptômes de la PIF du chat

Se distinguant sous deux formes, la première, la péritonite virale féline dite « sèche » se manifeste avant tout par un manque d’appétit chez le chat. Accompagné de fièvre et d’un ictère, le chat présente des signes oculaires, visibles au niveau de la cornée, ou bien des signes neurologiques, ganglionnaires ou intestinaux. Il peut avoir des difficultés à marcher ou pour se tenir debout.

La seconde forme, la péritonite infectieuse féline de forme « humide », est caractérisée par l’accumulation de liquides dans les cavités abdominales ou thoraciques. Un épanchement abdominal ou pleural peut lui causer des troubles respiratoires. Aussi, l’inflammation du péritoine fait ressortir un liquide assez visqueux d’un aspect jaune paille. Comme pour la forme sèche, le sujet perd de l’appétit et développe de la fièvre et de l’ictère. L’amaigrissement est fréquent dans les deux cas.

Prévention et traitement de la péritonite virale féline

Il n’existe ni test fiable ni vaccin pour lutter contre la Péritonite Infectieuse Féline. Seule une hygiène irréprochable de l’élevage peut éviter la plupart des contaminations par coronavirus. Il s’agit également d’un vice rédhibitoire à l’achat d’un chaton d’élevage, car la PIF est souvent mortelle.

Aucun vaccin spécifique n’est destiné à prévenir la péritonite virale féline. Les soins se limitent essentiellement au traitement des crises convulsives et les difficultés respiratoires, à titre palliatif. Cependant, des tests de dépistage doivent être effectués dans les zones de cohabitation si un seul animal est déclaré porteur du virus.

Votre vétérinaire est le seul à même de délivrer un diagnostic complet et certain sur l’état de santé du chat dès que ces symptômes se manifestent. Les médicaments immunosuppresseurs sont généralement prescrits sauf en cas d’infections voisines.

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